Le Père Marie-Eugène

             L’étreinte de l’Esprit-Saint         

   Le 27 mars 1967, lundi de Pâques, le Père Marie-Eugène meurt, après avoir murmuré, la veille: Pour moi je m'en vais vers l’étreinte de l’Esprit Saint... Pour lui s'est réalisé ce qu'il écrit dans "Je veux voir Dieu" (p.1030):

Telles sont les destinées de notre grâce . elle nous fait Christ et nous soumet parfaitement aux lumières et aux motions de cet Esprit d’Amour qui guida le Christ Lui-même. Nous sommes donc rivés au Christ et nous devons suivre tous les mouvements de l’Esprit d’Amour en Lui et en son Corps mystique qui est l’Église.

Depuis 1985 sa cause de béatification est lancée et progresse.

 

Devançant le concile Vatican II, il avait dit : 
Il
est dangereux à notre époque d’être des saints à moitié, d’abdiquer un idéal qui nous est présenté. On pouvait croire autrefois que la sainteté était réservée à certaine catégories, à certaines âmes, à l’état religieux: actuellement la sainteté doit déborder, pénétrer dans toutes les âmes, dans la masse, dans tous les états. Elle s’impose non seulement à l’état religieux, à l’état de perfection, mais à la vie dans le monde. (Notes inédites.)

Cette confidence est aussi pour nous. Que ces lignes nous donnent l'occasion de croiser un regard ami qui nous aidera à répondre nous aussi à notre vocation.

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