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En 1937, il fut
appelé à Rome pour participer au
gouvernement central de son Ordre. Il devait y
résider jusquen 1955 et occuper des
fonctions de haute responsabilité au service du
Carmel. Ramené en France par la guerre, il
travailla inlassablement, de 1939 à 1946, pour
soutenir les monastères de carmélites, tout
en guidant la jeune fondation de Notre-Dame de Vie.
En 1947 paraissait à Rome un texte qui
donnait à cette nouvelle forme de
consécration dans l'Eglise un cadre juridique
adapté. Les Instituts séculiers
étaient nés. Cette même année,
le P. Marie-Eugène rencontrait pour la
première fois un groupe de jeunes gens qui, en
1963, allait constituer la branche masculine de
l'Institut.
Dès 1948 la communauté installée
dans le sanctuaire de Notre-Dame de Vie, et qui
comprenait alors la branche féminine dont Marie
Pila avait été élue responsable
générale, devenait un Institut
séculier de droit diocésain.
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Marie Pila
En 1962,
présent dans trois continents, l'Institut Notre
Dame de Vie en sa branche féminine fut
déclaré de droit pontifical. Cette
expérience d'expansion confirmait le P.
Marie-Eugène dans la connaissance de sa mission et
la foi en sa grâce.
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En décembre 1964, il présida
l'Eucharistie au cours de laquelle plusieurs
prêtres diocésains et quelques
séminaristes prononcèrent leur premier
engagement. J'ai de l'amour pour des
milliers d'enfants constatait le
fondateur.
Ils expérimentaient ce que le P.
Marie-Eugène écrit dans Je veux voir
Dieu: Le charisme d'apostolat et le sacerdoce ont
leur efficacité propre et assurent une
grâce de fidélité. Mais il n'est pas exact qu'ils préservent des
dangers du monde. (... ) Le charisme appelle une union au Christ correspondant à sa
puissance. Le sacerdoce requiert pour son exercice
parfait l'identification au Christ prêtre
et victime. ( ). L'apôtre doit aller
vers les sources de cette vie divine que sont les sacrements. ( ) Ami de Dieu,
il a le
devoir de se tenir habituellement auprès de
l'Hôte intérieur qui diffuse cette
charité en nos âmes. ( ) Plus que
tout autre, l'apôtre a besoin du commerce
habituel avec Dieu qu'est l'oraison et doit se
plier aux conditions essentielles qu'elle
exige.
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