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Je
vous donnerai le Carmel, tout le Carmel, promet-il
à Marie Pila (l896-1974), qui devait devenir sa
collaboratrice la plus proche dans l'oeuvre
installée à Notre-Dame de Vie. Marie Pila
et ses deux amies cherchaient l'absolu de Dieu pour en
vivre dans le contact professionnel quotidien et la
proximité sociale la plus habituelle. Leur
recherche les avait conduites, providentiellement, au
Père Marie-Eugène. Les voyant arriver, il
pensa : Les voilà. Il faut tout
donner, telle était la conviction de Marie
Pila.
En ce temps de
Pentecôte 1929, l'Esprit Saint réalisait la
rencontre d'une grâce et d'une attente. Dès
lors, la vie du P. Marie-Eugène se trouve comme
multipliée par deux.
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Inlassablement serviteur
de l'Eglise dans l'Ordre du Carmel, il serait aussi guide
infatigable, patient et audacieux auprès de celles
puis de ceux qui viendront. Lorganisation de "cours
d'oraison" à Marseille permet de nombreux
échanges. Après une conférence,
Marie Pila et ses compagnes font le pas. "Tout ce que
nous avons, nous vous le donnons. Dites-nous
ce qu'il faut faire, et nous le ferons" (Revue
Carmel 1968, p. 117).
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Commençait alors,
très pauvrement et dans un chaos réel sur
lequel cependant planait l'Esprit Saint, la croissance
d'une nouvelle famille spirituelle.
Lexpérience de la solitude et l'oraison
quotidienne permettront d'assurer la primauté du
spirituel, c'est-à-dire de l'intimité avec
le Dieu vivant, dans les conditions ordinaires de la vie.
On pourra ainsi porter un témoignage de la
vocation plénière de toute personne humaine
à la communion avec Dieu, et cela au gré
des circonstances. L'athéisme ne nous fait
pas peur, il nous attire au contraire, dira plus
tard le Père Marie-Eugène.
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