Le Père Marie-Eugène

             Vers la voie d'enfance spirituelle         

   Le P. Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus s'engage à plein dans le silence, l'oubli de lui-même. Il s'enfonce dans la rencontre de Dieu.

   L'oraison est en quelque sorte le soleil et le centre de toutes les occupations de la journée.(R.Règue : le P. Marie Eugène de l'Enfant-Jésus, maître spirituel pour notre temps, éd. du Carmel, 1978).

   Il va au bout des consignes ascétiques en vogue à l'époque et manque d'en mourir. Plus tard, il dira:

   Si je n’étais pas allé au bout de cette spiritualité, jamais je ne me serais permis de la condamner (Une figure du XXè siècle, Le P. Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus.)

   La voie d'enfance de Thérèse de Lisieux s'impose alors à lui. Désormais, et de plus en plus, il sera apôtre, théologien et maître de l'enfance spirituelle.


   Le Carmel, terre de rencontre et de mission, se trouve un peu à la une de l'actualité ecclésiale. Thérèse Martin est canonisée en 1925. Cette petite me donne le vertige, dira le P. Marie Eugène. "L’Histoire d'une Âme" lui servait de manuel de spiritualité depuis 1908.

   Saint Jean de la Croix est déclaré docteur de l'Église en 1926. Il a un regard formidable pour distinguer tout l’or de l’action de Dieu dans l’âme, une pénétration extraordinaire. Dans le fond de mon âme, dira-t-il, c’est avec Jean de la Croix que je vis. (Revue Carmel, p. 10) Avec Thérèse d'Avila il approfondit la science de l'oraison. C’est une psychologue incomparable. Elle est la reine en ce domaine. Elle représente le génie humain en ce qu’il a de plus concret et de plus universel.
(Je veux voir Dieu, p. 443)

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