Le Père Marie-Eugène

             Sous la Protection de la Petite Carmélite         

   Du 5 août 1914 jusqu'au 30 août 1919, jour de sa démobilisation, il traverse l'épreuve de la guerre. Il fait une expérience forte, et pas toujours ordinaire, de la communion des saints. Thérèse de l'Enfant-Jésus le protège, lui et ses hommes. En 1913, il avait écrit à un ami :

Laisse-moi te demander si tu connais sœur Thérèse de l'Enfant-Jésus , la petite carmélite de Lisieux. Je trouve sa vie écrite par elle-même admirable…

 

   L'épreuve de la guerre affermit en lui la conviction de toute son existence :

Dieu le fondement de tout,(est) le seul être pour qui l'on puisse décemment sacrifier sa vie, (… ) le seul qui nous donne des forces suffisante.

   La guerre finie, âgé de 25 ans, mûri en profondeur, conscient de ses capacités d'intelligence et de volonté, de gouvernement aussi, il confie à son frère Marius : Je veux l'absolu. Son option délibérée pour le sacerdoce est comme portée par une soif plus profonde encore, la soif de Dieu.

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